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Swiss Observer

Une flambée mortelle de légionellose signalée à Bâle

Une flambée de légionellose à Bâle a fait un mort et 26 personnes ont été signalées comme malades. Les autorités sanitaires soupçonnent les tours de refroidissement d’un immeuble de bureaux d’être à l’origine de la flambée.

Une flambée mortelle de légionellose signalée à Bâle
AIThe Local Switzerland

Pas moins de 26 habitants ont été victimes d’une flambée soudaine et meurtrière de légionellose au cœur de Bâle. Il ne s’agit pas d’une simple hausse saisonnière, mais d’une grave urgence de santé publique qui a déjà fait un mort. Le canton suisse est désormais en état d’alerte renforcée, tandis que les services médicaux du Département de la santé font face à un regroupement sans précédent de cas d’infection près du Rhin. Bâle est réputée pour son industrie pharmaceutique et ses soins médicaux de premier ordre, mais cette menace invisible s’est propagée à une vitesse alarmante, au point que 25 des 26 personnes infectées ont dû être hospitalisées. La gravité de la situation ne saurait être sous-estimée : sept patients ont été admis aux soins intensifs, où ils luttent contre une forme de pneumonie qui transforme une simple respiration en combat pour la vie. Les autorités s’emploient activement à contenir les conséquences de la flambée, mais ses effets psychologiques se font déjà sentir dans la ville. Les habitants se méfient désormais davantage de leurs propres systèmes de climatisation et d’alimentation en eau, tandis que les recherches se poursuivent pour en déterminer l’origine.

Des tours de refroidissement contaminées identifiées au centre-ville

Les investigations ont identifié la source : deux tours de refroidissement situées sur le toit d’un immeuble de bureaux du centre-ville sont les foyers confirmés de cette bactérie mortelle. Après avoir contrôlé dix installations distinctes dans toute la ville, les inspecteurs sanitaires ont découvert des « taux élevés » de Legionella pneumophila, l’agent pathogène responsable de la grande majorité des infections humaines. Ces installations ont été immédiatement mises à l’arrêt vendredi et font actuellement l’objet d’une remise en état approfondie. Cette découverte met en évidence une grave défaillance dans l’entretien des infrastructures. La légionellose se développe dans les systèmes d’eau et les humidificateurs mal entretenus. Dans ce cas, les tours de refroidissement ont dispersé la bactérie sous forme d’aérosols dans le quartier situé au bord du Rhin. La maladie ne se transmet pas d’une personne à l’autre, mais le risque environnemental est considérable. La décision ferme du canton de fermer ces installations permet d’éviter toute exposition supplémentaire. Reste à savoir comment une telle concentration bactérienne a pu se développer dans une ville qui fait sa fierté de la précision et de la sécurité.

La crise sanitaire met les hôpitaux locaux sous pression

Les chiffres sont alarmants : presque 100 % des personnes infectées ont dû être hospitalisées en urgence. Sur 26 cas confirmés, 25 personnes ont été admises dans des établissements hospitaliers, ce qui illustre la virulence de cette souche bactérienne. Plus inquiétant encore, au plus fort de la flambée, plus de 25 % des personnes hospitalisées ont dû être admises aux soins intensifs. Neuf personnes sont encore hospitalisées, dont une qui lutte toujours pour sa vie aux soins intensifs. Les symptômes sont violents, allant d’une forte fièvre et de douleurs musculaires à la terrifiante réalité de cracher du sang. La maladie peut être traitée par des antibiotiques, mais la rapidité du diagnostic fait la différence entre guérison et tragédie. Le Département de la santé de Bâle exhorte toute personne souffrant d’essoufflement ou de symptômes semblables à ceux d’une pneumonie à consulter immédiatement. Cette flambée rappelle douloureusement que même dans les environnements urbains les plus avancés, des menaces biologiques peuvent surgir des systèmes mêmes qui sont censés assurer notre confort.

La vigilance en matière de santé publique s’intensifie

Les autorités sanitaires bâloises n’entendent pas baisser la garde et maintiennent une surveillance et des contrôles permanents. Cette flambée a mis au jour une faille dans les protocoles d’entretien urbain à laquelle la Suisse doit désormais répondre avec sa rigueur habituelle. La menace immédiate est peut-être circonscrite au foyer situé au bord du Rhin, mais l’apparition de cas isolés dans d’autres quartiers de la ville montre que la vigilance doit être générale. Les conséquences pour les propriétaires d’immeubles et les responsables d’installations sont importantes : l’époque du contrôle laxiste des systèmes d’eau est révolue. À la suite de cette tragédie, il est presque certain que des règles plus strictes et des contrôles plus fréquents des tours de refroidissement, des bains à remous et des humidificateurs seront mis en place. Alors que la ville pleure la perte d’un habitant et soutient les autres dans leur rétablissement, l’attention se porte sur la prévention à long terme. La réponse de Bâle pourrait établir une nouvelle norme nationale sur la manière dont les cantons suisses détectent, isolent et éliminent les agents pathogènes présents dans l’environnement avant qu’ils ne fassent d’autres victimes.